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 Interview de Junsu pour le magazine ‘Scene Play Bill’ (août 2014) - à Propos de la comédie musicale Dracula

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Leia-chan
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MessageSujet: Interview de Junsu pour le magazine ‘Scene Play Bill’ (août 2014) - à Propos de la comédie musicale Dracula   Dim 31 Aoû - 14:57



Orgueil & Préjugés

Les chanteurs de comédie musicale Kim Junsu et Jung Sunah
 
Tout comme le comte Dracula qui se montre rarement en public, la comédie musicale est restée discrète sur beaucoup de parties du spectacle, à l’exception de quelques photos, juste après la première représentation. C’est pour cela que nous avons voulu rencontrer ces deux personnes encore plus. Ces deux chanteurs sont Kim Junsu, qui interprète le comte Dracula qui est trop fier mais infiniment désarmé en face de l’amour, et Jung Sunah, qui interprète le rôle de Mina qui renie l’inévitable attraction entre elle et Dracula à cause d’un préjugé. Cet homme et cette femme se sont rencontrés, sur le fil entre orgueil et préjugés.
 
Samedi, une matinée bien chargée a commencé très tôt dans le studio. Des vêtements remplissant quatre malles sont accrochés sur des cintres et toutes sortes d’objets et accessoires pour le maquillage sont disposés sur la coiffeuse. Alors que les coeurs des membres du staff sont remplis d’excitation en attendant l’arrivée imminente des deux stars d’aujourd’hui qui ont fait une place dans leur emploi du temps compact pour nous, la porte s’ouvre, et un homme avec les cheveux subtilement colorés de rouge entre dans le studio, chantonnant avec une voix impossible à oublier. Peu après, il est rejoint par une personne dont le son des pas enjoués vous fait deviner qu’elle est une femme, et alors qu’elle entre dans la pièce, salue tous les membres du staff et prend place sur une chaise. Kim Junsu, un chanteur qui n’a pas besoin d’introduction et qui est une centrale au box-office et Jung Sunah, une actrice qui a tout – la beauté, un corps magnifique, et une voix incomparable. Ces deux personnes, assises l’une à côté de l’autre comme de proches frère et soeur, commencent à parler de leurs inquiétudes et de leur excitation après le preview de la comédie musicale "Dracula" qui débutera dans trois jours, alors qu’ils se préparent pour le shooting photo.
Cela fait maintenant cinq ans qu’ils se sont rencontrés en tant que jeune Mozart et pétillante Constanze, en chantant "To know you is to love you" ensemble, faisant d’eux les acteurs les plus populaires et le meilleur couple de l’année. Puis le jeune et frais Mozart est devenu un soldat gardant une histoire d’amour déchirante dans son coeur, a séduit l’impératrice en tant qu’éxistance au delà de toute compréhension, et est ensuite devenu un étudiant innocent, plutôt naïf même, dont la chanson douloureuse a laissé une forte impression dans le coeur du public, non comme chanteur mais comme "star de la comédie musicale" Kim Junsu. La joyeuse Constanze a revêtu de différents rôles aux particularités extrêmes, d’une princesse enfantine dont la vie tournait autour de la mode à une missionnaire de la vertu, de la Première Dame au charme captivant à une femme amoureuse de Jésus Christ, qui sont des rôles que toutes les actrices envient. Elle est ensuite devenue la délicate sorcière blanche, le personnage l’a rendue "parfaite".
Après avoir évolué séparément, ils se sont croisés de nouveau ; cette fois-ci, pour un amour qui a transcendé l’amour et l’espace pendant 400 ans. Le roman "Dracula" de Bram Stoker est devenu une comédie musicale, racontant comment le Lord de Roumanie qui aimait tellement une femme qu’il a maudit Dieu et est devenu une créature se nourrissant du sang des autres. Sur scène, Kim Junsu interprète un vampire séducteur qui ne peut pas se remettre de l’amour de sa vie, et Jung Sunah devient la femme incapable de lutter contre l’attraction inévitable de Dracula. Le producteur leur demande alors à tous deux de devenir Dracula et Mina pour quelques temps. Dracula, dévisageant l’objet de son amour comme s’il absorbait chacune de ses respirations, et Mina, chancelante, suivant la respiration du comte. Peu après, devant la caméra, ils seront deux amants séducteurs d’il y a 400 ans.
Le photoshoot s’approchant de la fin, le staff a commencé à s’affairer ; la compagnie de production a envoyé une ébauche du clip vidéo basé sur le fond de l’histoire de la comédie musicale "Dracula". ‘Loving You Keeps Me Alive’, l’une des chansons que Dracula et Mina interprètent en duo, remplit le studio. "J’ai eu le souffle coupé en te voyant pour la première fois. Notre histoire était prédestinée à durer au delà du temps. Reviens moi et dansons ensemble toute la nuit." Les deux artistes se mettent à chantonner. Cela n’a plus de sens à présent pour Kim Junsu, qui continue de faire part de ses pensées à propos de la comédie musicale qu’il a récemment vue, que la dernière tendance de l’industrie de la représentation artistique est de l’appeler une "idole pour les jeunes". Son coeur sincère qui n’hésite jamais à tourner le dos à la facilité, mais qui choisit de monter sur scène lors des premières représentations à déjà touché le public. Pour Jung Sunah, bien qu’elle raconte des bêtises au sujet de sa dite "prise de poids", il est inutile de faire des louanges sur sa beauté vu qu’elle a l’air époustouflante dans tous les vêtements qu’elle enfile. Sa capacité à chanter et le sens de la responsabilité qu’elle offre à sa représentation lui permet de jouer n’importe quel rôle à la perfection a placé en elle la confiance du public peu importe le costume qu’elle revêtit. La présence de ces deux artistes nous font penser ; quand les voix mystiques et subtiles de Kim Junsu et Jung Sunah résonnent et remplissent la scène de romantisme, le public ne peut s’empêcher de devenir Mina lui-même et d’accepter le baiser de Dracula.
 
Nous sommes vraiment excités de vous voir monter sur scène ensemble après toutes ces années. Vous êtes les deux acteurs les plus demandés, j’imagine donc qu’il y a une raison spéciale pour laquelle vous ayez choisi "Dracula".

Junsu : En montant sur scène pour ma précédente comédie musicale, "December", j’espérais pouvoir jouer un rôle mystique avec une pointe de fantasque la fois suivante. Aussi, la partition musicale compte beaucoup pour moi lorsque je dois choisir dans quelle comédie musicale je participerai, et il ne fait aucun doute que la partition musicale de "Dracula" est superbe.
Sunah : Je me suis sentie imprégnée par le personnage de Mina qui requiert une profondeur d’émotion plus intense parce que j’avais interprété le rôle d’un personnage gai et joyeux, Glinda, depuis quelques temps.
Il semble que vous, Junsu, avez fait des choix très intéressants au long de votre carrière, commençant avec "Mozart!" puis "Tears Of Heaven", "Elisabeth", "December" et maintenant "Dracula," comme si vous suiviez la règle de choisir un coup une production originale coréenne, un coup une version coréenne de comédies musicales étrangères.

Junsu : Quand je joue dans une comédie musicale étrangère, j’ai envie de jouer dans une autre comédie musicale dans laquelle je pourrais encore plus contribuer, ce qui me conduit naturellement à choisir une production coréenne originale la fois d’après. Je me rends ensuite compte que je cherche un rôle avec des caractéristiques que je n’ai encore pas explorées, que je peux souvent trouver dans des comédies musicales étrangères. Je sais que la plupart des acteurs préfèrent les comédies musicales étrangères. Mais je me sens plus imprégné par les productions coréennes.
J’imagine que c’est un autre point qui fait que l’industrie musicale vous reconnaît comme un acteur professionnel de comédie musicale. Tout le monde sait que les productions originales (coréennes), tout particulièrement les premières représentations, sont plus difficiles car elles posent souvent plus de soucis. Donc, pour les acteurs réputés, il est naturel qu’ils se sentent inquiets à l’idée de jouer un rôle lors de la première d’une comédie musicale coréenne.

Junsu : La plus grande valeur d’une production originale coréenne est qu’il y a de la place pour l’amélioration. Plus particulièrement, elles me donnent l’occasion d’apprendre et de m’améliorer. Le soutien du staff est crucial pour toute comédie musicale, mais comparé aux comédies musicales étrangères, les productions coréennes demandent tout particulièrement une plus grande aide vu que nous partons de rien. Nous ressentons donc plus de pression. Néanmoins, le fait que je puisse faire miroiter mes propres pensées et ma personnalité autant que possible avec le rôle m’attire assez pour que je puisse dépasser cette peur. Plus je me tourmente avec mon personnage, m’exprime et pense sans cesse à lui, plus j’évolue et apprends plein de choses. C’est quelque chose que je peux sentir uniquement lorsque je participe à des productions coréennes. Les productions étrangères ont aussi leurs charmes propres ; c’est un autre défi pour moi de me glisser dans un personnage déjà connu et reconnu. Je pense que c’est pour cela que je préfère interpréter un rôle à forte personnalité lors de la première (représentation) d’une comédie musicale étrangère.
(partie omise)

Alors que la comédie musicale "Dracula" a déjà eu sa première (représentation) coréenne, son thème en lui même est assez stéréotypé, l’amour vampirique. Ne serait-il pas risqué de présenter une facette différente de ces personnages ?

Junsu : Le roman originel met en lumière la cruauté de Dracula alors que le film lui, a plus insisté sur la romance. La comédie musicale se concentre sur l’histoire d’amour entre Dracula et Mina qui montre ce qui a conduit Dracula à devenir ce qu’il est et pourquoi il fait ce genre de choix.
Sunah : Il est devenu Dracula a cause de l’amour. J’ai regardé plusieurs films sur lui, ainsi que des peintures de l’époque Victorienne en me préparant pour la comédie musicale. L'"ambiance" est importante vu que la comédie musicale avance à travers l’émotion des deux personnages.
Junsu : Dans cette comédie musicale, Dracula désire vivre une vie éternelle avec la seule femme qu’il a jamais aimée lorsqu’ils se rencontrent à nouveau. Il angoisse cependant, car il ne veut pas blesser et faire de la femme qu’il aime un monstre comme lui. L’émotion de Mina imprègne Dracula de façon inévitable, et les conflits de Dracula entre son besoin d’elle et la raison de ne pas l’approcher, sont les émotions principales qui dirigent l’histoire.
Il n’y a quasiment pas eu de publicité avant la première, ce qui a encore plus attisé la curiosité.

Junsu : Le travail sur le script était assez intensif. J’ai travaillé avec quelques metteurs en scène étrangers lors de précédents travaux. Cependant, David Swan semble plus écouter et accueillir l’opinion des artistes, ce qui a pris entre une et deux semaines de plus que d’habitude pour compléter le script. J’apprécie la force de Mr Swan de ce point de vue là.
Sunah : Nous mettons plus d’efforts à sophistiquer les dialogues plutôt qu’à perfectionner les scènes. Donc les répétitions ont duré plus ou moins un mois. Mon rôle dans Dracula a beaucoup de lignes et de chansons, voir même peut-être autant que Glinda.
Junsu : Sans l’expérience que m’a apporté le rôle de Jiwook dans "December", j’aurai été dépassé par le nombre de lignes que je devais mémoriser.
Sunah : Les résultats sur scène semblent être le reflet direct de la quantité de travail que vous avez fourni lors des répétitions.
Malgré votre couleur de cheveux ‘personne ne peut s’y faire’, votre voix unique semble être parfaite pour ce rôle fantaisiste.

Junsu : J’ai commencé à entre cela lorsque j’ai joué le rôle de Tod dans "Elisabeth". Avant cela, on pensait que ce genre d’image/style extrême n’était pas fait pour moi. J’ai teint mes cheveux en rouge avant le photoshoot pour le poster pour concrétiser et personnifier la scène du "Sang Frais" dans laquelle Dracula boit le sang de Jonathan pour restaurer sa jeunesse, rajeunissant pleinement de sa vieillesse.
Sunah : J’ai aimé ton look de jeune homme banal dans "December" (rires).
Junsu : J’ai juste fait tout mon possible pour correspondre au personnage et me fondre à lui.  C’est amusant, mais j’ai tendance à assimiler ma vie personnelle à mes rôles. J’étais un peu sombre et sérieux pendant "Elisabeth", plein de vie et joyeux avec "December", et tellement triste cette fois-ci. Je pense que Mina doit être encore plus triste.
Sunah : J’étais déterminé à ne jamais reprendre de rôle tragique depuis "Jesus Christ Superstar" mais je pleure tous les jours en répétitions. Mina est presque l’opposé de Glinda ("Wicked") et il n’a pas été facile de recréer ce genre d’émotion en commençant à répéter pour "Dracula". D’habitude, je prenais quelques pauses en travaillant, mais c’était très intense cette fois-ci.
Vous avez dû interpréter des rôles plus tristes que Mina, mais Glinda doit toujours être présente en vous.

Junsu :  Noona (Sunah) a vécu en tant que Glinda au moins deux fois plus longtemps que la normale.
Sunah : J’ai été Glinda pendant presque un an et il n’a pas été facile de me glisser dans les chaussures de Mina.
Junsu : J’étais également inquiet à l’idée d’interpréter un personnage comme Tod une fois de plus en travaillant pour "December". Il semble que ce soit normal de ce poser ce genre de question lorsque nous interprétons des personnages aussi différents.
Sunah : Néanmoins, Mina n’est pas juste une fille banale, innocente et pathétique. Elle évolue et devient un personnage clé, et fait tout au nom de l’amour. Mina a une large gamme de changements, sollicitant beaucoup d’émotions. Il est très important que je contrôle mes émotions avant de monter sur scène pour pouvoir me plonger en elle correctement.
Junsu : Mina est plus comme la combinaison des personnages de Emma et Lucy de ‘Jekyll & Hide’. Dracula dirige l’acte I et Mina l’acte II.
C’est comme si j’étais atteinte par un "virus positif" en vous parlant, Junsu, ce que j’avais déjà ressenti lors d’une interview avec vous l’hiver dernier.

Sunah : Il l’est en effet. J’ai reçu un impact bénéfique en travaillant avec lui. Junsu joue le rôle de la "positivité" dans notre travail (rires).
Junsu : Ils viennent me parler lorsqu’ils se sentent tristes ou coincés. Il est évident que Sunah fait face à un dilemme avec les sentiments de Mina qui sont changeants, alors que Dracula est direct. Elle s’inquiète, "Serai-je capable de pleurer pour cette scène ?", mais fond immédiatement en larmes durant les répétitions. C’est vraiment le bazar. (rires)
Vous avez tous les deux fait l’expérience du travail du compositeur Franck Wildhorn, Junsu avec "Tears Of Heaven" et Sunah  avec "Jekyll & Hide". Les mélodies entraînantes de Wildhorn sont quelque chose que l’ont attend aussi dans cette comédie musicale. Pourquoi ne choisissez-vous pas la chanson représentative de l’un et l’autre ?

Junsu : J’ai déjà remarqué que la musique est bonne, mais lorsque j’ai commencé les répétitions, la musique était bien meilleure encore que ce que j’avais espéré. Il y a beaucoup de bonnes chansons, laissez moi réfléchir…
Sunah : Il est difficile de choisir car il y a beaucoup de bonnes chansons dans "Dracula"… Je pense que "Love Keeps You Alive" qui suit une chanson intitulée "A Perfect Life" montre les sentiments de Dracula vraiment bien. Junsu chante cette chanson de façon tellement intense et plaintive que cela m’a fait penser qu’il ne pourrait pas y avoir de meilleur Dracula que lui, avec autant d’émotion. Donc lorsque je chante avec lui, il me touche jusqu’aux larmes.
Junsu : Je veux choisir "If I Had Wings" de l’acte II. La chanson elle-même est vraiment bonne, mais elle démontre également très bien les capacités vocales de Sunah.
Sunah : Je chante d’habitude sur un ton neutre, mais avec Glinda je suis passée en voix de tête. Après être restée ainsi pendant plusieurs mois, il m’a été difficile de chanter sur un ton neutre et pur à nouveau. Je pense qu’il est vraiment important de raconter une histoire en chantant dans une comédie musicale, et Junsu est très doué pour cela. Junsu est l’un des meilleurs acteurs spécialisés dans l’expression de l’émotion. Il y a quelques jours, j’étais en studio d’enregistrement pour tourner un clip vidéo pour "Dracula". J’étais surprise une fois de plus car bien que je ne puisse pas voir le visage de Junsu, je pouvais sentir les émotions passer juste grâce à sa voix. Junsu est un chanteur capable de faire passer des émotions dans chacune des notes qu’il chante.
Junsu : Il est extrêmement fatigant de chanter avec émotion mais je ne peux pas chanter de façon non sincère.
Depuis que Sunah a rencontré Junsu pour la première fois avec "Mozart!", elle l’a beaucoup complimenté. Junsu respecte Sunah comme senior (aînée) dans le milieu de la comédie musicale. Revenons-en à votre première rencontre.

Sunah : Ma première impression de Junsu a été "All Black" (Tout Noir) (rires). Ces vêtements, son expression, et le fait qu’il restait toujours dans le coin de la salle de répétition.
Junsu : A ce moment là, c’était la seule chose que je pouvais faire. (rires) Je n’y connaissais rien aux comédies musicales. J’étais mentalement ratatiné, alors j’avais l’air triste. En plus, les acteurs avec qui j’étais sensé travailler étaient importants et célèbres, alors j’étais un peu intimidé.
Sunah : J’ai trouvé qu’il était incroyable car à l’époque il n’avait pas beaucoup de temps à cause de son emploi du temps chargé et de ses tournages à l’étranger. Tout le monde s’inquiétait : "Mozart a beaucoup de choses à faire… Junsu va être en difficulté". Mais ce qui était vraiment surprenant c’était que Junsu avait mémorisé tout son texte à la perfection, et a terminé les répétitions d’un seul coup. Vu que les chansons de "Mozart!" contiennent des mots très compliqués, même les acteurs qui avaient répété tous les jours faisaient des erreurs. Le sourire du metteur en scène remontait jusqu’à ses oreilles et tous les autres acteurs n’ont pu faire autre chose que d’apprécier Junsu.
Junsu : Bien que j’ai entamé une comédie musicale en ignorant quelle genre de technique était requise, j’ai pu le faire car ma première comédie musicale était "Mozart!". Je pouvais jouer et chanter avec les larmes aux yeux sur scène tous les jours car j’étais sincère avec les émotions, malgré mon manque de technique (pour la comédie musicale). Néanmoins, j’étais timide et je n’avais jamais eu l’occasion d’expérimenter mon jeu d’acteur avec une femme avant, alors j’étais inquiet. Avec chance, Sunah m’a fait me sentir à l’aise donc j’ai pu jouer sans aucune inquiétude. De ce fait, j’ai pu m’ajuster à la comédie musicale plus rapidement. Par dessus tout, j’avais besoin de me rapprocher des acteurs ; elle m’a beaucoup aidé à ce niveau là en étant un lien entre les acteurs et moi.
Ne vous inspirez-vous pas mutuellement des qualités de l’un et l’autre ?

Junsu : Je ne veux pas me vanter, mais bien que je sois reconnu pour être un bon chanteur, les capacités vocales de Sunah me clouent au sol. Les critères sont différents pour tout le monde en ce qui s’agit de bien chanter. Certains ont une voix riche, et d’autres ont des capacités vocales excellentes, mais si on fait l’impasse sur ces critères là, Sunah chante vraiment très bien.
Sunah : Junsu est très sensible et expressif. Il aurait pu manquer de compétences mais vu que c’était sa première comédie musicale, cela n’aurait pas eu d’importance du tout. Quand je joue avec lui, je suis naturellement ses émotions. Nous nous retrouvons sur scène ensemble alors que cela faisait longtemps. Il était déjà un acteur remarquable avant, mais maintenant il comprend même comment rendre son partenaire meilleur. Cet homme… Ce n’est pas une capacité que l’on acquiert avec l’accumulation des comédies musicales. Parfois lorsque mon partenaire joue tout seul (sans même considérer l’alchimie avec moi), il est difficile de jouer. D’un autre côté, quand votre partenaire vous offre plein de choses (et partage ses sentiments comme Junsu), il est plus facile de jouer. Même les acteurs sans âmes joueraient bien s’ils voyaient les yeux de Junsu. Le public aime les scènes de Junsu parce qu’il reçoit les émotions qu’il dégage.
Junsu : Dans certaines scènes j’ai besoin de me mettre en avant mais dans d’autres, ma partenaire a besoin d’être mise en avant. Si j’ignore cela, la scène devient brouillon. J’ai vite remarqué cela. Le fait que j’ai travaillé au sein d’un groupe a probablement beaucoup influencé sur moi. Avant avec TVXQ! et maintenant avec JYJ, nous faisions et faisons toujours attention à ce genre de travail d’équipe. Lorsque nous chantons ensemble, il est clair que certaines parties sont meilleurs pour moi, Jaejoong et Yoochun.
Sunah : Je pense que c’est pour cela que Junsu est le personnage sur scène, et pas Xia Junsu. J’attends de voir à quel point il aura évolué dans 5 ans.
Junsu : J’aurai probablement terminé le service militaire dans 5 ans. (rires)
Avant le tournage, nous avons brièvement parlé du fait que Sunah ait pris des leçons tous les jours avant les représentations de "Wicked". Je me suis demandé pourquoi des personnes qui chantent aussi bien que vous devaient prendre des leçons. 
(partie omise)

Junsu : Sunah ne fait rien qui peut stresser sa voix. Lorsque j’ai commencé les comédies musicales, j’ai pensé apprendre les vocalises qui pourraient aider dans l’exercice des comédies musicales, mais j’ai rapidement oublié l’idée. J’étais inquiet ; et si je perdais la couleur de ma voix ? Ma voix peut limiter la variété de personnages que je peux interpréter, mais je ne veux pas perdre son unicité et singularité (il parle de sa voix). Après plusieurs mois à travailler sur une comédie musicale, il est étrange de chanter de la pop à nouveau. Je me trouve inconsciemment en train de chanter avec une prononciation particulière comme si je chantais pour une comédie musicale. Je continue aussi ma carrière de chanteur, alors il est important de trouver l’équilibre entre le chanteur de pop et le chanteur de comédie musicale.
Il serait pratique que vous puissiez changer la puce immédiatement (pour alterner entre chanteur de pop et chanteur de comédie musicale).

Junsu : Heureusement, c’est plus facile qu’avant.
(partie omise)

Junsu a une "fierté" silencieuse mais "directe".

Junsu : Je n’appellerai pas exactement cela une ‘fierté’, mais de temps en temps je me sens fier de moi-même de ne pas prendre les voies les plus faciles de la comédie musicale, bien que ce soit un genre difficile. Je veux faire certaines comédies musicales que certaines essaient de m’empêcher de faire… Bien sûr, après avoir choisi cette comédie musicale je pleure en cachette (rires). Mais j’apprends vraiment beaucoup. C’est ça. Indifféremment du fait que la comédie musicale soit un succès ou pas, je continuerai à relever des défis si l’acteur Kim Junsu peut en apprendre quelque chose. Je ne veux pas être un acteur qui choisit des comédies musicales qui vont de toute évidence devenir de gros succès. Cette attitude que j’ai est une sorte de fierté pour moi.
Derrière cette fierté, il y a des préjugés contre lesquels vous devez vous battre.

Junsu : De ma position et dans ma situation, cela arrive toujours. Les préjugés ne sont pas plaisants pour moi en tant qu’acteur et chanteur, mais je ne pense pas qu’ils soient nécessairement négatifs. Les préjugés me font travailler plus dur (traduction littérale : les préjugés me font serrer les dents). Peu importe la façon dont je vais bien faire les choses ou peu importe à quel point je m’améliore, il y aura toujours des gens non objectifs. Si ces gens me regardent sur scène et se sentent coupables de ces préjugés, c’est suffisant pour moi. Il est impossible de noter la musique, et peu importe à quel point la musique est bonne, elle ne peut pas toucher le coeur de tout le monde puisque la musique est une matière absolue de choix et goûts personnels. J’essaie de ne pas décevoir les gens qui aiment ma façon de jouer, ma voix et mes chansons, et je fais de mon mieux sur scène avec cet esprit là. C’est comme cela que je m’occupe des préjugés à mon sujet.
 
____________________
Crédits: Scene Play Bill (magazine)
Traduction anglaise: XIAH PRESS
Traduction française: TVXQ France (Amy)
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http://www.tvxqfrance.net
 

Interview de Junsu pour le magazine ‘Scene Play Bill’ (août 2014) - à Propos de la comédie musicale Dracula

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